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Avis d'exposition

"La Première"
Dessins et figures
Exposition du 3 au 30 juin 2004

Galerie Nicolas Plescoff
50, rue Miromesnil 75008 Paris

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La Première - 1970 - 230 x 100 x60 cm

Galerie Nicolas Plescoff
50, rue Miromesnil 75008 Paris
Tél.: 01 43 12 88 60 - Fax : 01 43 12 88 61
e-mail : plescoff@club-internet.fr

La Première Lavis III du 29/3/1970
51 x 33,5 cm

L'écrivain Michl Cournot, inspiré par une sculpture de Fenosa écrivit une fable qu'il intitula "La Première". Le sculpteur donna ce nom à son oeuvre.
Cette exposition s'organise donc autour de cette sculpture monumentale, ainsi que de nombreux dessins de "La Première", destinés au choix de l'affiche de l'exposition que la galerie Jacques Dubourg consacra à Fenosa en 1970 - dessins méconnus car jamais exposés. L'ensemble est accompagné d'une vingtaine de sculptures choisies afin d'illustrer toute la richesse de l'univers de Fenosa et de situer "La Première" dans son oeuvre.

Son mode de vie et les amitiés qu'il noua avec les iintellectuels et les artistes, lors de son premeir séjour dans la capitale, font que l'on a souvent rattaché Fenosa à l'Ecole de Paris. Mais en réalité il fait partie de cette réunion de solitaires que constituait la colonie parisienne d'artistes espagnols, et plus particulièrement le groupe catalan composé entre autres de Manolo, Julio Gonzales, Gargallo ou Picasso. Tout au long de savie, Fenosa fut aidé et soutenu par ses amis écrivains, poètes, musiciens et artistes tels que Paul Eluard, Henri Michaux, Francis Poulenc, Ponge, Supervieille, Caillois...- dont il a fait les bustes - qui apprécièrent l'humanité de son oeuvre. Mais ce fut Picasso qui le premier l'a véritablement soutenu et lui a acheté ses premières oeuvres.


La Première Lavis I du 19/1/1970
54 x 34 cm

Fenosa se détache de l'ensemble des sculpteurs du XXème siècle par son art épanoui hors de la mode et des courants, ne suivant que les élans de son coeur et la spontanéité de sa main. Il s'est attaché à travailler la matière en surface pour refléter les subtils courants de son émotion afin d'exprimer toute sa sensibilité poétique.

Cette indépendance lui a permis d'avoir une évolution rare dans la sculpture du XXème siècle ; du classicisme des oeuvres de jeunesse aux petits formats pleins de mouvement et de liberté pour s'achever dans un synthétisme extrême de ses formes allant jusqu'à l'abstraction.